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Bassin du Congo

Le bassin du Congo constitue l’un des plus importants massifs de forêt tropicale continue qui demeurent sur la planète. 
Cette région est plus grande que l’État de l’Alaska et se hisse au rang de deuxième plus grande forêt pluviale de la planète derrière l’Amazonie. 
 

Bassin du Congo : retour à l’état de nature

Mosaïque de forêts, de savanes, de marécages, de rivières et de forêts inondées, le bassin du Congo déborde de vie. On y trouve environ 10 000 espèces de plantes tropicales, dont 30% sont uniques à la région. 

Les espèces menacées, comme les éléphants de forêt, les chimpanzés, les bonobos et les gorilles de plaine et montagne peuplent ces forêts luxuriantes. Au total plus de 400 espèces de mammifères, 1 000 espèces d’oiseaux et 700 espèces de poissons ont trouvé refuge dans la zone.

Bassin du Congo : peuples et forêt en symbiose

Depuis plus de 50 000 ans, le bassin du Congo fournit nourriture, eau et abri à plus de 75 millions de personnes. Près de 150 groupes ethniques distincts cohabitent parmi lesquels des habitants de la région de Ba'Aka, représentants les plus célèbres d’un ancien style de vie de chasseurs-cueilleurs dont le mode de vie et le bien-être sont intimement liés à la forêt.

Caractéristiques
  • Localisation

    Le bassin du Congo s’étend sur six pays : le Cameroun, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la République du Congo, la Guinée équatoriale et le Gabon

  • Superficie

    Environ 3,7 millions de km² (plus que les surfaces de l’Inde et de la France réunies)

  • Climat

    Tropical, chaud et humide. Les précipitations varient selon les zones du bassin et sont souvent imprévisibles

  • Espèces présentes

    Gorille de plaine et de montagne, bonobo, chimpanzé, éléphant de forêt, buffle, bongo, okapi, crocodile, poisson tigre goliath, tortue

Gorille de montagne

Primate emblématique, le gorille de montagne est la seule espèce de grand singe africain dont la population est en augmentation. Il reste malgré tout gravement menacé d’extinction.

Parc national des Virunga

Mondialement connu, le plus ancien parc national d’Afrique abrite une faune particulièrement riche, mais représente bien plus pour les communautés locales qui vivent aux alentours et pour lesquelles Virunga est une ressource essentielle

Une forêt prestigieuse

En majorité intactes, bien que lentement rongées par une population croissante et les intérêts commerciaux liés à l’exploitation forestière, les forêts du bassin du Congo fournissent des services écosystémiques précieux à leurs habitants, comme le maintien du régime des pluies et la régulation des cours d’eau.

Menaces

Déforestation

La demande en bois de chauffage et en charbon de bois a stimulé la déforestation dans le parc national des Virunga, de même que les plantations d’huile de palme et autres exploitations agricoles commerciales constituent une menace croissante pour les forêts et rivières de la région.

Dans une forêt rongée par la déforestation, les éléphants avancent parmi les traces laissées par l’exploitation humaine.

Elephants dans une zone déforestée - cover LPR 2024
Menaces

Exploitation des ressources

Le bassin du Congo est riche en bois, en pétrole et en minéraux tels que les diamants, l’or et le coltan (utilisé dans les téléphones portables). Une portion importante et croissante du bassin est accordée aux concessions détenues par les sociétés minières et forestières. Ces activités provoquent plusieurs conséquences indirectes (installations de nouveaux habitants qui exploitent les ressources de la forêt pour vivre (viande de brousse, bois de chauffage, construction d’infrastructures de transport…) qui mettent en péril les écosystèmes.

L’exploitation du bois, du pétrole et des minerais attire de nouvelles populations et fragilise profondément la forêt.

Une entreprise forestière chinoise a tracé une route forestière à travers sa concession dans le nord du Congo. L'entreprise n'est pas certifiée FSC et ne prend pas l'environnement en compte lors de la construction des voies d'accès.
Menaces

Trafic illégal d’espèces

La principale cause de l'extinction d’espèces sauvages dans le bassin du Congo est le commerce de la viande de brousse, stimulé par un marché en croissance constante. Cette activité lucrative vide la forêt de certaines espèces à une vitesse alarmante. Si les singes et les antilopes sont des cibles courantes, d’autres espèces cependant protégées comme les gorilles et les bonobos sont aussi visées. De la même façon, la demande internationale en ivoire encourage l’abattage des éléphants, conduisant à des extinctions locales et au risque d’éliminer complètement l'espèce.

Le commerce de viande de brousse et l’ivoire décime singes, gorilles, bonobos et éléphants.

Gorille de montagne infantile (Gorilla beringei beringei)

Que fait le WWF dans le bassin du Congo ?

La protection du bassin du Congo exige un effort majeur qui dépasse les frontières politiques. Dans le cadre du Partenariat pour les forêts du bassin du Congo, nous collaborons avec les communautés et les gouvernements locaux pour gérer les forêts durablement et protéger la faune.

En 2005, la signature du premier traité régional jamais négocié en Afrique sur la conservation sera le point d’orgue du Sommet de Yaoundé. Lancé avec l’aide du WWF, il aura permis de créer 4,5 millions d’hectares d’aires protégées, de renforcer la promotion de l’exploitation forestière responsable, et surtout d’établir une coopération internationale sans précédent.

Depuis, le WWF joue un rôle déterminant dans la lutte contre le commerce illicite, notamment à travers le réseau TRAFFIC, le plus grand réseau mondial de surveillance du commerce lié aux espèces sauvages. Nous soutenons la création d’accords entre gouvernements pour permettre la libre circulation du personnel du parc transfrontalier et des patrouilles communes, afin de renforcer les opérations anti-braconnage. Grâce au dévouement du personnel, le nombre de gorilles de montagne dans le parc national des Virunga est passé de 380 à 480 en moins de dix ans.

Nos partenariats nous permettent également de faire face aux besoins des communautés locales qui dépendent des forêts pour vivre. Le WWF s’efforce de mettre en place des méthodes d’extraction de ressources naturelles plus durables (arbres, huile et minéraux), ayant le plus faible impact possible sur la faune et les forêts. Nous travaillons à garantir la certification du Forest Stewardship Council (FSC) dans toutes les forêts majeures du bassin du Congo. En RDC, le WWF sensibilise les agriculteurs aux nouveaux types de cultures et aux méthodes novatrices permettant d’éviter que les exploitations agricoles n'empiètent trop sur les forêts voisines ou ne nuisent à la faune.

Enfin, le WWF est impliqué dans la défense et le soutien des peuples autochtones. Nous sommes notamment à l’origine de la première communauté forestière autogérée par des Baka au Cameroun à proximité du Parc national de Lobéké.

Programmes de plantation d’arbres en RDC

10

Plus de 10 millions d’arbres ont été plantés pour aider à répondre aux besoins des populations locales et préserver l’habitat des gorilles de montagne, le WWF a également fourni des poêles économes en combustible et travaille avec les communautés pour trouver d’autres sources de bois, comme les forêts privées et communautaires.

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Pour aller plus loin

  • Rapport

    Coalition Bassin du Congo
    Coalition d'acteurs pour le Bassin du Congo

    PDF | 2.49 MB
    26.02.2026

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