Endiguer le braconnage en Afrique
Le WWF soutient le projet Africa-TWIX,
qui renforce la coopération entre les autorités
chargées de lutter contre le braconnage et
le commerce illégal d'espèces sauvages en Afrique.
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Le braconnage et le commerce illégal comptent parmi les principales menaces qui pèsent sur la biodiversité mondiale.
Chaque année, des milliers d'animaux et de plantes sont prélevés illégalement et alimentent le quatrième plus important marché noir international.
Lutter contre le braconnage et le commerce illégal des espèces en Afrique
Le continent africain est encore particulièrement touché par le braconnage. A titre d’exemple, entre 20 000 et 30 000 éléphants sont tués chaque année en Afrique, soit en moyenne, trois éléphants tués toutes les heures. Les populations d’éléphants de forêt du Bassin du Congo se sont effondrées de 62% de 2002 à 2011 principalement du fait du braconnage, de même que les populations de gorilles, notamment celles des gorilles des plaines de l’Ouest qui ont probablement déclinées de plus de 60% au cours des 20-25 dernières années.
La lutte contre le braconnage et le commerce illégal des espèces sauvages menacées est décisive pour garantir la protection de nombreuses espèces de mammifères ou d’oiseaux africains, tels que les rhinocéros, éléphants, grands singes, pangolins ou perroquets. Elle doit s'accompagner d'une application effective de mesures contraignantes ainsi que de la mise en œuvre de procédés innovants. Le WWF est engagé dans plusieurs initiatives au premier rang desquelles la Wildlife Crime Initiative, lancée en 2014 avec TRAFFIC, le réseau de surveillance du commerce des espèces sauvages.
L’explosion du braconnage
Le braconnage des rhinocéros en Afrique du Sud a augmenté de plus de 9 000% en sept ans. Le nombre de rhinocéros braconnés est ainsi passé de 13 en 2007 à 1215 en 2014, en Afrique du Sud. En 2019, 595 rhinocéros ont été abattus dans ce même pays, portant ici à 4620 le nombre de rhinocéros tués depuis 5 ans.
Coopérer pour assurer une meilleure protection
Le partage de l’information et la coopération au sein et entre les services d’application des lois et de gestion des espèces sauvages, et entre les pays, sont essentiels pour lutter efficacement contre la criminalité transnationale organisée. L’importance de cette coopération est affirmée par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) qui recommande aux autorités de gestion de coordonner leurs activités de formation et d’organiser des réunions conjointes avec les organismes gouvernementaux responsables de l’application de la CITES afin de faciliter l’échange d’informations (Conf.11.3 [CdP18] « Application de la Convention et lutte contre la fraude »).
Bien que toujours en développement, le système Africa-TWIX a déjà fourni aux utilisateurs une base de données et une liste de diffusion électronique servant de plateforme pour échanger des informations, des expertises et de l’expérience sur l’application des lois sur la faune et la flore sauvages dans (et entre) les 8 pays qui utilisent déjà le système.
Africa-TWIX, un outil innovant au service de la protection des espèces
Le système « Africa-TWIX » est un outil Internet mis au point par le WWF et TRAFFIC pour faciliter l’échange d’informations et la coopération entre les autorités de gestion et de contrôle de la CITES. L’initiative s’inspire des succès d’un système similaire en Europe, EU-TWIX (European Union – Trade in Wildlife Information eXchange), créé en 2005. L’objectif est de promouvoir le partage de l’information, de l’expérience et de la coopération au sein et entre les organismes chargés de la mise en œuvre des lois forestières et fauniques et des cadres réglementaires aux niveaux national, régional et international en Afrique centrale, et ceci afin de renforcer la lutte contre le braconnage et le commerce illégal d’espèces menacées.
Premiers succès au rendez-vous !
Quelques mois après son lancement, 149 utilisateurs avaient déjà échangé en temps réel plus de 1200 messages sur des saisies d’espèces sauvages. Ces échanges ont, à ce jour, abouti à l’ouverture de quatre enquêtes internationales sur les saisies d'ivoire et les écailles de pangolins.
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2016 (mise en service de la plateforme en Afrique centrale). Le projet est inspiré d'EU-TWIX, créé en 2005 en Europe.
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TRAFFIC (gestion opérationnelle), WWF France, COMIFAC, autorités CITES nationales, douanes, police, gendarmerie, services forestiers, magistrats, ainsi que plusieurs organisations internationales (Interpol, OMD selon les projets associés).
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Initialement déployé dans les pays de la COMIFAC : Cameroun, Congo, Gabon, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Tchad, Rwanda, Burundi (puis extension à d'autres régions d'Afrique).
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Éléphants (ivoire), pangolins, rhinocéros, grands singes, perroquets, essences forestières protégées, ainsi que l'ensemble des espèces couvertes par la CITES faisant l'objet d'un trafic.
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Douanes, police, gendarmerie, autorités CITES, services des parcs nationaux, magistrats, inspecteurs de l'environnement et autres administrations chargées de l'application des lois.
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Saison 2 – Épisode 9 : Lutter contre la cybercriminalité
Dans cet épisode, découvrez comment l’avènement du commerce en ligne a fait exploser le commerce illégal d’espèces sauvages. Face à ce fléau, nous nous mobilisons aux côtés de TRAFFIC, Interpol, l’IFAW et les douanes belges, pour mettre fin à ces trafics dans l’Union Européenne.