Aller au contenu principal

Chérine, un trésor de zone humide

Eau douce

Mettre en place des pratiques vertueuses dans le parc naturel de Chérine, pour permettre le retour de la végétation aquatique

Projet

En Brenne, pays aux mille étangs, le WWF teste un projet pilote dans le parc national de Chérine pour remettreen état les milieux dégradés. Combinés ensemble, la pisciculture douce, les pâturages extensifs et la destruction des espèces exotiques envahissantes, y permettent à la biodiversité de se développer.


Dans le cadre de ce projet, nous menons des travaux de restauration des étangs et de leurs abords, notamment en favorisant le retour et le développement de la végétation aquatique, ou en éliminant les buissons qui envahissent les prairies. Nous mesurons ensuite l’impact de nos actions via des opérations de suivi de la faune et de la flore locales : libellules, grenouilles, tritons, oiseaux, nénuphars, roseaux….

 

La gestion de la réserve naturelle Chérine associant éleveurs, chasseurs, et propriétaires riverains fait aujourd’hui figure de référence nationale.

 

à l'échelle de la Brenne
27

propriétaires engagés

515 hectares

 déjà protégés

Une guifette moustac (Chlidonias hybrida) et son poussin dans la Réserve nationale naturelle de Chérine, France
Ecosystème vertueux

Les zones humides filtrent et fournissent de l’eau potable, régulent les crues, stockent le carbone, et nous aident à faire face aux sécheresses

La Guifette Moustac

C'est en Brenne que cet oiseau fait son nid : selon les années, de 20 à 25% de l’effectif national s’y reproduit. La réserve y participe largement puisque 200 à 400 couples y viennent chaque année, soit 40 à 55% des nicheurs de la Brenne.

Un milieu menacé

50% des zones humides sont détruites chaque années

590 espèces

... de plantes supérieures, dont 138 considérées comme remarquables. La réserve recense  égaleme nt 64 espèces de papillons, dont l’Azuré des mouillères, particulièrement rare.

La Brenne

Dans l'Indre, cette zone humide de 100 000 hectares et constituée de près de 4000 étangs, abrite le parc régional de Chérine

[Résutats]

Suivi scientifique

Pour suivre l’impact de la gestion sur la faune et la flore, de nombreuses espèces font l’objet de suivi scientifiques rigoureux. On utilise par exemple la technique du baguage pour suivre d’une année à l’autre le retour des oiseaux migrateurs. 

Ces analyses sont vitales pour anticiper les bouleversements du changement climatique. Les plantes et les animaux du parc s’adapteront-ils ? Les étangs rempliront-ils toujours leur rôle de réservoir d’eau pour la faune et la flore ? Comment la gestion des étangs et des autres écosystèmes devra-t-elle évoluer ?

Grâce à des piégeages, du radio pistage et de suivis des pontes on obtient des informations essentielles à la préservations de l'espèce : structure des populations, taux de prédation, utilisation des domaines vitaux, causes de mortalité...

Cistude ou Tortue de Brenne (Emys orbicularis)
[Résultats]

Maintien de la biodiversité

Grâce notamment à l’appui financier de mécènes privés, Chérine teste différents modes de gestion des  étangs afin de rendre la protection des espèces les plus fragiles plus efficace et compatible avec la pisciculture. 

Les pratiques de la réserve ont montré, d’une part, que l’élevage extensif assure le maintien de la biodiversité dans les prairies et les étangs. D’autre part, l’élevage de races rustiques et la pisciculture douce permettent également la présence d’une végétation aquatique abondante et variée susceptible d’accueillir une faune riche. 

Nom latin : Chlidonias hybrida

[Résultats]

Sensibilisation

A terme, les impacts du changement climatique sur les espèces animales et végétales du site devraient être mieux connus et les 20 000 visiteurs annuels de la Réserve de Chérine mieux sensibilisés au caractère unique de cet espace et de ces espèces, ainsi qu’aux problématiques des changements globaux.

Dans le cadre de cette sensibilisation du grand public et des acteurs locaux, de nombreux moyens ont été mis en place : des visites libres et des animations ont été créées. Chérine offre désormais aussi aux amateurs de nombreux observatoires, d’où ils peuvent y photographier les oiseaux.

Vanneaux, hérons, bihoreaux, guifettes, aigrettes, cistudes... Chaque année, tout ce beau monde cohabite au cœur de la Brenne, dans une Réserve où s'entremêlent de nombreux milieux qui s’équilibrent entre eux et forment un écosystème naturel précieux. Passez le pas de la porte de Chérine et laissez-vous guider par une ornithologue de la réserve !

Ecouter l'épisode

 

Illustration de Paulie Heart pour l'épisode 5 de la saison 2 du podcast l'Effet Panda.
[Résumé du projet]
Superficie

S’étendant sur plus de 370 hectares dans l’Indre, la Réserve naturelle nationale de Chérine est réputée pour sa faune et sa flore exceptionnelles.

Faune

Vanneaux, hérons, bihoreaux, guifettes, aigrettes, cistudes...

Flore

On recense près de 590 espèces de plantes supérieures sur la réserve. Parmi elles, 138 peuvent être considérées comme remarquables.

Date de début de projet

Depuis 1987, nous soutenons la gestion de la réserve et en sommes l’un des propriétaires

Partenaires

Partenaires techniques : département de l’Indre et la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO).

Partenaires financiers : Lacoste, Fond Aline Mantel, Office Français de la biodiversité (OFB), Mission Nature, Ministère de la transition égologique et FDJ United.

Brenne
Cistude ou Tortue de Brenne (Emys orbicularis) - 2
Réserve naturelle de Brenne

[Pour aller plus loin]

Entre-Chien-et-Loup_Bilan_2022_VF.pdf
PDF | 5.97 MB
Rapport
20220110_Rapport_Bilan-saison-2021-Entre-Chien-et-Loup_WWF-min.pdf
PDF | 2.36 MB
20210809_Synthese_Infos-et-chiffres-cles-grands-carnivores-en-Europe_WWF_EuroLarge-Carnivores.pdf
PDF | 0.50 MB
RAPPORT-TIGRE-FINAL_060723.pdf
PDF | 9.50 MB
RAPPORT-TIGRE-FINAL_060723_compressed.pdf
PDF | 7.46 MB