La nature face au choc climatique
Une étude sans précédent
Les résultats de ce rapport de synthèse - issus d’une recherche sans précédent menée par le WWF et conduite en partenariat avec des experts du Tyndall Centre for Climate Change de l’Université d’East Anglia - découlent de l’analyse la plus complète menée à ce jour à l’échelle mondiale d’une projection des changements climatiques dans les aires de répartition de plantes et d’animaux dans ces écorégions.
La recherche étudie les impacts potentiels de plusieurs scénarios de réchauffement sur différents groupes d’espèces au sein de 35 écorégions prioritaires, régions qui abritent une grande partie de la biodiversité la plus remarquable.
La revue a modélisé les conséquences d'un réchauffement sur les écorégions autour de trois scénarios, eux-même basés sur trois niveaux d'ambition :
- Un monde à +2°C (objectif de limitation maximal de la température moyenne mondiale, fixé par l'Accord de Paris à “bien en-dessous de 2°C”) ;
- Un monde à +3,2°C (température moyenne mondiale prenant en compte la valeur médiane des engagements pris à la COP21 par les pays pour réduire leurs émissions pour 2025 et 2030) ;
- Un monde à +4,5°C (température moyenne mondiale si aucun effort n’est fait pour ralentir le rythme actuel des émissions, communément appelé "laisser-faire").
Les résultats livrent une image saisissante du lien existant entre températures mondiales, espèces et écosystèmes qui nous entourent.
Des conclusions claires et sans appel
Un réchauffement atteignant les 4,5°C conduit à ce que près de 50% des espèces qui peuplent actuellement les écorégions prioritaires soient menacées d’extinction au niveau local - alors que ce risque serait réduit de moitié si le plafond des 2°C de l'Accord de Paris était respecté.
La biodiversité a une valeur intrinsèque, et la perte de la vie sauvage au sein des aires naturelles les plus exceptionnelles de la planète nous appauvrissent tous.
Au-delà des répercussions évidentes aux niveaux économique et social, nous nous exposons à de profonds changements impactant des écosystèmes fournissant des services vitaux à des centaines de millions de personnes.
Si nous voulons éviter d’affronter une perte importante de biodiversité, des efforts concertés d’atténuation du changement climatique seront rapidement nécessaires à l’échelle mondiale.
L’avenir de la biodiversité est entre nos mains. La suite de l’histoire dépend de nous.
La revue du WWF démontre également le rôle que les mesures d'adaptation peuvent et doivent jouer au niveau local afin de protéger certaines zones de refuge et réduire les taux d'extinctions dans le scénario d'un respect de la limitation à 2°C. Au-delà, même des mesures d'adaptation complémentaires ne suffiront pas à la survie des populations locales.
Le document à télécharger propose un résumé des résultats pour 8 des 35 écorégions prioritaires, sites exceptionnels par leur biodiversité et emblématiques aux quatre coins du monde pour l’avenir de la vie sur Terre.
Le changement climatique n’est pas un phénomène qui se manifeste de manière uniforme à la surface du globe : son ampleur et ses conséquences s'expriment avec des variations locales.
Certaines régions connaîtront un réchauffement plus rapide que d’autres et parallèlement certaines espèces seront davantage capables de supporter le réchauffement du climat que d’autres.
Dummy paragraph
Array
(
[item] => Array
(
[bundle] => image_block
[id] => 10282
[revision_id] => 296299
)
[bundle] => image_block
[content] => Array
(
[field_image_block_caption] =>
)
)
Dummy paragraph
bundle chart not found
Une hausse de +0,2°C a été enregistrée entre les périodes 1961-1990 et 1984-2013.
Un scénario du laisser-faire verrait ce chiffre augmenter pour atteindre près des deux-tiers. Les plantes s’en sortent mal dans tous les cas de figure, tandis que, de tous les groupes, ce sont les amphibiens qui souffrent le plus.
Dummy paragraph
Array
(
[item] => Array
(
[bundle] => image_block
[id] => 10290
[revision_id] => 296332
)
[bundle] => image_block
[content] => Array
(
[field_image_block_caption] =>
)
)
Dummy paragraph
bundle chart not found
Une hausse de +0,4°C a été enregistrée entre les périodes 1961-1990 et 1984-2013.
Même avec une élévation de température limitée à 2°C, l'île deviendra climatiquement inadaptée à plus du quart des espèces des 5 groupes étudiés (plantes, oiseaux, mammifères, amphibiens, reptiles). Sans une politique favorisant la dispersion des espèces, et sans réduction et sans dispersion les valeurs dépassent largement 50% des taxons.
Dummy paragraph
Array
(
[item] => Array
(
[bundle] => image_block
[id] => 10298
[revision_id] => 296365
)
[bundle] => image_block
[content] => Array
(
[field_image_block_caption] =>
)
)
Dummy paragraph
bundle chart not found
Une hausse de +0,6°C a été enregistrée entre les périodes 1961-1990 et 1984-2013.
Les mammifères et les oiseaux peuvent s’adapter dans une certaine mesure s’ils sont capables de se disperser – mais cela constitue un défi majeur dans une région où les habitats ont déjà subi des dégradations et des fragmentations importantes causées par les activités humaines.