L’ibis chauve fait son come-back en Allemagne
Le grand retour d’une espèce disparue
Tête chauve, long bec rouge et nuque recouverte de plumes ébouriffées tirant sur le bleu, l’ibis chauve a longtemps été considéré comme un mets de choix. Chassé à outrance, Geronticus eremita s’est même éteint dans toute l’Europe centrale au cours du 17e siècle.
Aujourd’hui, l’objectif est de restaurer une population viable en Europe. Pour ce faire, plusieurs individus provenant d’un parc zoologique autrichien seront réintroduits dans les Alpes, leur environnement naturel hivernal, puis, suivant leurs congénères, ils prendront la direction du Nord au printemps.
C’est la première fois que l’Allemagne participe à un projet de réintroduction d’une espèce migratrice éteinte.
Le grand retour !
D’ici la fin de l’année prochaine, 120 ibis chauves pourraient migrer des Alpes à la Toscane.
Des jeunes ibis maternés
Répondre aux besoins des jeunes ibis n’est pas de tout repos. Non seulement ils réclament beaucoup d’attention, mais il faut les nourrir régulièrement. Leur plat préféré ? De délicieux vers de farine.
Dans le centre d’Überlingen, les jeunes ibis chauves s’exercent. Poursuivant un appareil volant, ils préparent leur longue migration au-dessus des Alpes, effectuent petit à petit de plus en plus d’heures de vol. À ce rythme-là, d’ici le mois d’août, tous les «Waldis», comme les membres de l’équipe aiment à les appeler ici, seront prêts pour le grand voyage.
Poursuivant un appareil volant, ils préparent leur longue migration au-dessus des Alpes, effectuent petit à petit de plus en plus d’heures de vol.
Une migration sous surveillance
À bord d’un ULM, un équipage suit la migration des jeunes qui peut durer de cinq à huit jours. Cap sur la Toscane, au cœur d’un site naturel protégé par le WWF Italie, ce sera leur destination finale. Là-bas, ils retrouveront leurs congénères et après une courte phase d’adaptation, ils intègreront la colonie, réapprenant à vivre en toute liberté.
Dès 2019, un premier groupe d’ibis chauves sera équipé de sondes pour permettre aux équipes du WWF d’observer leur route migratoire. Si tout se passe bien, ils parviendront à retrouver le chemin du retour au-dessus des Alpes et transmettront, plus tard, leur connaissance de l’itinéraire à leur progéniture. A Überlingen, on attend la première couvée en 2020 !
Si tout se passe bien, ils parviendront à retrouver le chemin du retour au-dessus des Alpes et transmettront, plus tard, leur connaissance de l’itinéraire à leur progéniture.