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Le rorqual commun peut rester en plongée jusqu'à 20 minutes et atteindre des profondeurs de 500 mètres. C'est la plus rapide des grandes baleines. Voilà pourquoi il est parfois surnommé le « lévrier des mers ». Avec une longueur d'environ 20 mètres, c'est le deuxième plus grand mammifère marin après la baleine bleue. Hélas, l’espèce n’en est pas moins menacée…

Rorqual commun : 2ème plus gros cétacé

De forme allongée, le rorqual commun a un museau étroit, en forme de V, et de multiples sillons dans le sens de la longueur au niveau de la gorge. 

Si le dos est gris foncé, le ventre est blanc, tout comme sa mandibule mais seulement du côté droit, c’est sa coquetterie. Évoquant une faucille, sa nageoire dorsale est bien visible. 

Le rorqual commun, géants des mers

Grand migrateur, ce géant des mers se déplace de façon saisonnière entre les zones de haute latitude où il se nourrit durant le printemps et l'été et les eaux tempérées plus au Sud pour s'accoupler et mettre bas pendant l'automne et l'hiver.

Les rorquals communs communiquent entre eux par des sons à basse fréquence, sorte de mugissements infrasonores qui peuvent se propager à des centaines de kilomètres. On pense qu’ils repèrent les essaims de krill grâce à leur système auditif. L’espèce bénéficie d’une grande longévité, probablement une centaine d’années. Pourtant, en raison des collisions avec les navires et des effets du changement climatique, entre autres, elle est aujourd’hui menacée.

20 m de long et 70 t

Il est par sa taille le second plus grand mammifère sur la planète, après la baleine bleue.

Rorqual commun (Balaenoptera physalus) près de la surface. Île de Pico, Açores, Portugal. Mai.
Records à son actif

Le rorqual commun peut atteindre 48 km/h pendant de courtes périodes et entre 6 et 10 km/h en vitesse de croisière lors des migrations. Il est capable de faire des sauts au dessus de la surface en sortant complètement de l’eau malgré ses 20 mètres et 70 tonnes !

Préjugé

Dans l'esprit populaire, les baleines sont souvent associées aux eaux froides, aux régions polaires et aux contrées plus ou moins inaccessibles. Nous imaginons souvent qu'il n'y en a pas ou peu en Méditerranée. Pourtant, Mare Nostrum abrite, de façon plus ou moins régulière et abondante, pas moins de 20 espèces de cétacés, soit près d’un quart des 89 espèces connues mondialement. Huit espèces constituent le peuplement régulier de Méditerranée.

De la baleine au parapluie

Si on appelle les armatures de « parapluie » des baleines, c’est parce qu’on utilisait autrefois les fanons des baleines pour les fabriquer, ainsi que pour rendre rigides des vêtements, comme les corsets par exemple.

Caractéristiques
  • Nom scientifique

    Balaenoptera physalus

  • Répartition / Habitat

    Dans tous les océans du globe

  • Population

    Environ 100 000 individus dans le monde

  • Taille

    Environ 20 m de long ; les femelles sont plus grandes que les mâles

  • Poids

    Environ 70 tonnes 

  • Régime alimentaire

    Carnivore : se nourrit principalement de krill mais mange aussi des petits poissons pélagiques (harengs, anchois, sardines et capelans)

  • Statut

    Vulnérable (UICN), la population méditerranéenne est classée “en danger”.

    Classé à l’Annexe I de la CITES

Que fait le WWF pour le rorqual commun ?

Plaidoyers en faveur de l’extension des aires marines protégées, études pour mieux connaître et mieux protéger et campagnes de sensibilisation pour inciter les usagers à respecter les mammifères marins et leur habitat naturel, telles sont les armes déployées par le WWF pour venir en aide au rorqual commun.

Nos projets

Mieux connaître pour mieux protéger les mammifères marins de Méditerranée

Le WWF mène des actions de lobby pour la création de sanctuaires pour les mammifères marins. Le WWF France a notamment soutenu la création du sanctuaire Pelagos et contribue à sa bonne gestion. C'est une AMP (Aire Marine protégée) de haute mer créée entre la France, Monaco et l’Italie sur 87 500 km. Instauré en 1999, il s’agit d’un espace où les trois États se sont engagés à ce que les nombreuses activités humaines présentes puissent s’y développer en harmonie avec le milieu naturel qui les entoure sans compromettre la survie des espèces présentes et la qualité de leurs habitats.

Afin d’améliorer les connaissances sur ces populations et les menaces qu’elles subissent, nous effectuons des prélèvements (biopsies) qui nous permettent de récolter des informations infiniment précieuses : niveau de contamination par les polluants, sexage et identification des individus d’une année sur l’autre, identification du statut hormonal (femelles gestantes, immatures et juvéniles, mâles actifs, etc.). 

Rorqual commun (Balaenoptera physalus), Basse-Californie, Mexique.

Rorqual commun (Balaenoptera physalus), Basse-Californie, Mexique.
Nos projets

Réduire les menaces humaines pour protéger les cétacés de Méditerranée

Le WWF lance également des campagnes de communication pour sensibiliser les usagers de la mer au respect des cétacés et de leur habitat naturel, notamment à destination des amateurs de whale watching. Cette activité touristique d’observation des cétacés en mer est en plein boom. Il est impératif de l’encadrer pour éviter que l'intérêt croissant et légitime du public pour les cétacés de Méditerranée ne se retourne contre ces derniers. C’est de ce constat qu’est né le label High Quality Whale-Watching®. En accompagnant des opérateurs volontaires, il garantit une activité d'observation des baleines et des dauphins sauvages respectueuse et responsable.

Face aux risques de collision entre les navires et les cétacés, le WWF se mobilise. Il a tout d'abord fait la promotion auprès des pouvoirs publics et des compagnies maritimes du système REPCET (Real time Plotting of Cetacean), un logiciel qui permet de mutualiser les observations de cétacés entre navires et d'éviter les collisions. Ce système qui est devenu obligatoire dans le cadre de l'application de la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, n’est cependant qu’un premier pas. Nous nous attaquons désormais à développer un réseau de bouées intelligentes qui indique en temps réel la position des cétacés aux navires présents sur la zone.

Rorqual commun (Balaenoptera physalus) observé sous l’eau, mer Ligure, à 40 miles au large des côtes de Monaco. 

Rorqual commun (Balaenoptera physalus) observé sous l’eau, mer Ligure, à 40 miles au large des côtes de Monaco. Projet n° 9E0619.

Dans le cadre de l'application de la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, il est devenu obligatoire pour les navires battant pavillon français, de se doter d'un dispositif de partage des positions visant à éviter les collisions de navires avec les cétacés dans les sanctuaires marins Pelagos (Méditerranée) et Agoa (Antilles).

Aidez-nous à protéger le vivant

Grâce à votre soutien, nous avons déjà contribué au retour de nombreuses espèces. Ensemble, nous pouvons remporter d’autres victoires pour la nature.

Effet panda

Une marée d'engagements contre la pollution

La Méridionale, compagnie maritime de transport de passagers, vient de signer une charte de bonne conduite en faveur de la biodiversité et des aires marines protégées de Méditerranée. Une goutte d’eau dans l’océan ? Sûrement pas !

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