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Les cétacés sont, avec les siréniens (comme les dugongs par exemple), les seuls mammifères à vivre exclusivement en mer et sous la mer. Malgré le sérieux handicap de devoir respirer de l'air avec des poumons et maintenir une température interne constante, une adaptation poussée les a dotés de capacités extraordinaires. Ils sont aujourd'hui les champions peu contestés des grands espaces marins.

Les cétacés : du sang chaud dans les mers

Les cétacés sont des mammifères marins dont l’ancêtre commun – appelé archéocète – est parti à la reconquête des océans il y a 50 millions d’années. Depuis cette origine, ce groupe s’est diversifié et réparties dans toutes les mers du globe et certaines rivières. 

Les cétacés sont séparés en deux sous-groupes : les cétacés à fanons et les cétacés à dents.

Les premiers, appelé mysticètes du grec « moustache » en référence à leur fanons suspendus à la mâchoire supérieure, rassemblent 11 espèces parmi les plus grandes comme la baleine bleu, plus grand animal de la planète, le rorqual commun résidant en Méditerranée, ou la baleine à bosse très appréciée par le tourisme baleinier. Les mysticètes se nourrissent en filtrant d’énormes quantités d’eau au travers de leurs fanons. La technique est simple, l’apprentissage rapide, les petits ne restent pas plus d’un an avec leur mère.

Les seconds, les odontocètes, sont plus nombreux et plus diverses. On y trouve le cachalot, plus grand du groupe, dont les grands mâles approchent les 20 mètres et les 50 tonnes, mais aussi l’orque, le narval, les globicéphales et les nombreuses espèces de dauphins. Ils utilisent leurs dents pour capturer leurs proies et développent des techniques de chasse qui peuvent être collectives et sophistiquées. L’apprentissage est plus long et plusieurs générations de jeunes peuvent rester avec leurs mères avant de quitter le groupe.

90 espèces

réparties dans toutes les mers du globe et certaines rivières. 

Baleines boréales (Balaena mysticetus) dans le détroit de Cumberland, au Nunavut, Canada.
Sirène des mers

La défense (corne) caractéristique du narval se trouve chez les individus mâles. Les recherches scientifiques suggèrent que la dent a plus de 10 millions de terminaisons nerveuses et qu’elle peut, par conséquent, déterminer la température, la pression et la teneur en sel de l’eau.

200 ans d’espérance de vie

En 2007, on a retrouvé dans le gras d’une baleine boréale (Balaena mysticetus) un morceau de harpon breveté en 1879. Les scientifiques ont estimé que l’animal pouvait avoir plus de 200 ans. Des études du génome sont en cours pour essayer de comprendre comment ce mammifère échappe à la dégénérescence qui frappe tous les mammifères.

Les cétacés, des géants aux langages fascinants

En Arctique, les bélugas se déplacent dans des eaux sombres, sous la glace. Pour communiquer, ils utilisent un large éventail de sons. Par conséquent, on les appelle aussi “les canaris des mers”.

Record de plongée toute catégorie

Appartenant aux odontocètes, la baleine à bec de cuvier détient le record toute catégorie de plongée : des enregistreurs fixés sur les animaux ont permis de mesurer une profondeur maximale à 2 992 mètres pour une durée d’apnée de 137,5 minutes !

Caractéristiques
  • Nom scientifique

    Cetacea

  • Répartition / Habitat

    Présents dans tous les océans et certains grands fleuves

  • Population

    Variable de quelques dizaines d’individus à plusieurs centaines de milliers

  • Taille

    De moins d'1,5 m pour le Vaquita à 33 m pour la baleine bleue

  • Poids

    De quelques dizaines de kg à plus de 200 tonnes

  • Régime alimentaire

    Varié selon les espèces : calmars, krill, poissons, otaries

  • Statut

    Menacés d’extinction (UICN) : 2 espèces

    Fortement menacés (UICN) : 7 espèces

Que fait le WWF pour les cétacés ?

Le travail de conservation des cétacés mené par le WWF s’effectue sur le terrain d’une part, et dans le cadre de la commission baleinière internationale, l’organisation qui peut imposer de nouvelles mesures afin de protéger baleines et dauphins de menaces comme les collisions avec les navires, les prises accessoires, les pêches scientifiques ou encore le changement climatique.

NOS PROJETS

Des actions concrètes pour sauver les cétacés

Présent aux quatre coins du monde, le WWF mène des actions diversifiées pour sauvegarder les différentes espèces de cétacés.

Afin de prévenir les collisions ou les pêches accessoires nous participons activement à la création de sanctuaires et d’Aires Marines Protégées (AMP) comme en Méditerranée (Sanctuaire Pelagos) ou au Chili, par exemple, où 120 000 hectares de réserve ont été créés. Par ailleurs, nous aidons à la conduite de bateaux dans la baie de Fundy, au Canada, pour diminuer le risque de collision.

Le WWF France mène l’Odyssée des aires marines protégées en Méditerranée à bord du Blue Panda pour renforcer leur protection et faire passer les zones fortement protégées de 0,2 % à 10 %.

Le WWF France explore les aires marines protégées de Méditerranée à bord du Blue Panda pour renforcer leur protection et faire passer les zones fortement protégées de 0,2 % à 10 %.
NOS PROJETS

Réduire les menaces humaines pour protéger les cétacés

Le WWF incite, de surcroît, les pays à proscrire quelques techniques de pêche dans des zones maritimes où certaines espèces sont menacées. Une zone de ce type a notamment été mise en place en Nouvelle Zélande afin de protéger les dauphins Hector. En France, le WWF agit dans le sanctuaire Pelagos, en Méditerranée, où nous étudions les cétacés depuis plus de 20 ans pour mieux les protéger.

Depuis 2018 et pour encore quelques années, nous concentrons nos efforts pour réduire voire éliminer la mortalité des grands cétacés par collision avec les navires. En décembre 2022, la création d’une Zone Maritime Particulièrement Vulnérable par l’Organisations Maritime Internationale est un succès et une étape importante qui va permettre d’imposer des mesures au trafic maritime. Nous poursuivons également  le développement d’un système anticollision basé sur la localisation en temps réel des cétacés par acoustique passive avec la société Quiet-Océans. Ce système pourra être installé au sein de la ZMPV sur les principales zones de risque pour permettre aux navires d’éviter les cétacés. La charge de l’esquive sera ainsi inversée et reviendra aux derniers arrivés : nous les humains !

Les dauphins d’Hector préfèrent les eaux peu profondes et se trouvent donc généralement près des côtes, jusqu’en hiver où ils rejoignent des eaux plus profondes, probablement en réponse aux déplacements de leurs proies.

Les dauphins d’Hector préfèrent les eaux peu profondes et se trouvent donc généralement près des côtes, jusqu’en hiver où ils gagnent des eaux plus profondes, probablement en réponse aux déplacements de leurs proies.

Dans les eaux canadiennes, le risque de collision entre un cétacé et un navire a été réduit de 80% grâce à l’action du WWF.

Pour aller plus loin

  • Rapport

    Rapport - Protecting Blue Corridors (EN)
    Cette étude mondiale souligne comment les impacts cumulés des activités humaines marines détériorent les cond

    PDF | 14.38 MB
    23.02.2026
  • Rapport

    Whales of the Antarctic Peninsula (UCSC) 2018
    Découvrez le rapport anglais de l'UC de Santa Cruz sur les baleines en Péninsule Antarctique.

    PDF | 4.45 MB
    23.02.2026

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