Loup V3
Souvent comparé au loup d’Amérique du Nord,
le loup européen est un peu plus petit,
plus maigre et plus facile à confondre
avec un grand chien de berger.
je soutiens le loup
Je soutiens le loup
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, celui qui est souvent perçu comme le “grand méchant loup”, cruel et sans pitié, n’est en fait qu'une espèce craintive et discrète.
Malheureusement, cette mauvaise réputation lui colle à la peau et ne fait que renforcer la peur de l’homme envers cet animal aujourd’hui menacé en France.
Le loup européen : un prédateur emblématique au cœur des conflits humains
Souvent comparé au loup d’Amérique du Nord, le loup européen est un peu plus petit, plus maigre et plus facile à confondre avec un grand chien de berger.
Des plaines aux steppes, en passant par les montagnes, le territoire de chasse du loup est immense - plusieurs milliers de kilomètres carrés. Résistant à des températures extrêmes et très bon nageur, le loup n’hésite pas à se tremper dans des eaux glaciales pour subvenir à ses besoins primaires.
Il adapte son alimentation aux proies disponibles. Lorsqu'il ne parvient pas à se nourrir de proies sauvages, telles que les ongulés, ses cibles dominantes, il est capable de jeûner pendant une semaine. Par facilité, il peut alors être conduit à s'en prendre au bétail domestique, ce qui hélas, est la source de nombreux conflits avec les hommes.
Dès le Moyen Âge, l'extermination, davantage motivée par le fait que l’animal s'attaque au gibier et au bétail que par la peur collective suscitée par le loup « mangeur d'homme », débute par l'organisation de grandes battues à l’initiative des seigneurs. Les loups étaient jadis très répandus dans tout l'hémisphère Nord, puis les effectifs ont été régulés et on peut même parler d'extermination dans la seconde moitié du XIXe siècle en Europe occidentale et en Amérique du Nord.
Depuis la signature de la convention de Berne en 1990, cet animal, qui peut vivre jusqu’à 14 ans, appartient à la catégorie des espèces protégées. Cependant, le conflit Homme-Loup continue de peser sur la survie de l’espèce.
Le loup est capable de parcourir de nombreux kilomètres en une nuit et de réaliser des pointes de vitesse à 60 km/h.
Canis lupus
Toutes les Alpes et la bordure Est de la France, abords des Pyrénées et Sud du Massif central, Europe centrale, Scandinavie, Carpates
Estimation de 1082 individus (intervalle de confiance 989 à 1087) en France, principalement situé dans les Alpes au sortir de l’hiver 2025.
Longueur : de 110 à 150 cm
De 20 à 40 kg
Carnivore opportuniste : cerfs, chamois, mouflons, chevreuils, sangliers mais aussi lièvres, rongeurs ou oiseaux, ovins, caprins et parfois jeunes bovins et équins domestiques
Vulnérable (UICN, liste rouge Française)
Inscrit dans les annexes II et IV de la Directive européenne Habitats Faune Flore
Classé à l’Annexe I de la CITES
Même si l'espèce Canis lupus n'est pas menacée de disparition dans sa globalité au regard de sa large aire de répartition à travers le globe, sa situation est plus préoccupante quand on considère les grandes populations une à une. En fait, seules les populations vivant dans les Carpathes et les Balkans-Dinara sont hors de danger au début du 21ème siècle.
Plus d’informations sur la biologie du loup : www.loupfrance.fr
Que fait le WWF pour le Loup ?
Partout dans le monde où l’homme et le loup sont en conflit, le WWF développe des programmes et mène des campagnes de sensibilisation pour parvenir à une cohabitation apaisée entre les grands carnivores et les activités humaines, en particulier l'élevage.
Souvent, les tensions entre l'homme et le loup sont très vives dans les zones que l’animal avait désertées et dans lesquelles il est revenu depuis peu. Les éleveurs et les chasseurs doivent donc réapprendre à vivre avec le risque de prédation du grand carnivore sur le bétail et sur le gibier.
C’est le cas, notamment, dans les Alpes françaises où le changement des pratiques pastorales imposé par le retour des prédateurs est particulièrement mal vécu par la majorité des éleveurs et des bergers, surtout dans les zones d’élevage pour la viande, sans tradition de gardiennage continu. D’autant que ce malaise est exploité par certains politiques pour remettre en cause le statut d’espèce protégée du loup.
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