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L’Amazonie est une vaste région située en Amérique du Sud et traversée par le fleuve le plus important du monde en débit et le deuxième en longueur, l'Amazone. 
En plus d’abriter 10% de la biodiversité mondiale ainsi que le plus grand bassin versant de la planète, 
ce territoire accueille 34 millions de personnes vivant encore en grande majorité des services rendus par une nature amazonienne exceptionnelle. 
 

Amazonie : un trésor méconnu

L’Amazonie héberge une biodiversité phénoménale : 40 000 espèces de plantes, 3 000 espèces de poissons d'eau douce et plus de 370 de reptiles, soit une espèce sur dix connues sur Terre. 

À cette biodiversité s’ajoute les 550 millions d’hectares de forêts denses, le tiers des forêts tropicales humides restantes de la planète et 6 600 km de rivières sinueuses... Autant d’atouts qui justifient ’importance de l'Amazonie pour l'ensemble de la planète.

Plateau des Guyanes : refuge d’une biodiversité exceptionnelle

Par ailleurs, cette région a la particularité d’abriter des centaines de milliers d’espèces dont une majorité est encore inconnue et/ou non répertoriée. Par sa diversité d’habitat et de zones humides, l’écorégion du Plateau des Guyanes accueille également des milliers d'espèces forestières (oiseaux, insectes, mammifères, amphibiens) tels que le héron Agami, le coq de roche, le coléoptère titan, les dendrobates, le paresseux, le singe araignée, différentes espèces de tamarins ou bien des espèces vivant en milieu humide telles que la loutre géante, le caïman noir ou bien l’hoazin, un oiseau tout à fait étrange. C'est aussi l'un des derniers refuges pour le jaguar, le saki satan, l’aigle harpie ainsi que les dauphins roses parmi tant d’autres espèces menacées d’extinction.

Caractéristiques
  • Localisation

    L'Amazonie est une vaste région qui couvre neuf pays en développement rapide : le Brésil, la Bolivie, le Pérou, l'Équateur, la Colombie, le Venezuela, le Guyana, le Suriname et la Guyane française (département d’Outre-Mer français)

  • Superficie

    6 700 000 km²

  • Climat

    Équatorial avec des températures et une humidité élevées

  • Espèces présentes

    Jaguar, loutre géante, ara, dauphin rose de l’Amazone, singe-araignée ou “attelle”, dendrobatidé (grenouilles venimeuses), anaconda, piranha, iguane

Vue aérienne de la réserve biologique d'Uatumã, Amazonas (Brésil)
Une éblouissement incessant

Depuis 1999, au moins 2 200 nouvelles espèces de plantes et de vertébrés ont été découvertes dans le biome amazonien par le WWF.

Plus grande forêt tropicale protégée au monde

Le Parc national des Monts Tumuc-Humac au Brésil et le Parc amazonien de Guyane couvrent ensemble près de 7,3 millions d’hectares et forment la plus grande forêt tropicale protégée au monde. Ces espaces permettent de préserver une biodiversité exceptionnelle ainsi que l’ensemble des services écosystémiques qu’elle rend aux populations locales, en particulier d’approvisionnement en eau (alimentation, transport etc.), en nourriture ainsi que de régulation climatique.

Stockage du carbone

La forêt amazonienne joue un rôle de puits de carbone en absorbant chaque année une partie des émissions anthropiques de CO2. Les forêts tropicales de l’ensemble du monde, qui contiennent 90 à 140 milliards de tonnes métriques de carbone, contribuent à stabiliser le climat régional et mondial et à compenser les émissions de dioxyde de carbone produites par les activités humaines.

Menaces

Expansion agricole et élevage extensif de bétail

Les forêts amazoniennes souffrent à mesure qu'augmente la demande mondiale et donc la production intensive de produits agricoles tels que la viande de bœuf et le soja. Des millions d’arbres sont abattus ou brûlés chaque année pour laisser la place à de vastes zones de culture et de pâturage. Les nouveaux pâturages occupent 80% des zones déboisées en Amazonie. Entre 2004 et 2017, l'Amazonie brésilienne a perdu 15,4% de son couvert forestier. Les feux déclenchés volontairement pour enrichir les sols et délimiter les champs, gagnent souvent les forêts à proximité et l’érosion provoquée par le ruissellement des sols mis à nu, altère la qualité des rivières et de leurs écosystèmes aquatiques. La déforestation causée par l’élevage contribue également au changement climatique, libérant des millions de tonnes de carbone dans l’atmosphère chaque année.

En Amazonie, les pâturages gagnent sur la forêt, poussant la déforestation et l’érosion à des niveaux critiques.

Déforestation massive - forêt ravagée
Menaces

Des infrastructures mal planifiées

Si elles sont essentielles au développement des activités humaines, les infrastructures énergétiques et de transport peuvent causer des effets pervers lorsqu’elles sont inadaptées. C’est le cas de certaines routes qui offrent la possibilité d’exploiter illégalement des forêts jusqu’alors inaccessibles ou des barrages hydroélectriques qui au-delà des forêts englouties, perturbent la connectivité de la rivière, fractionnent les territoires de nombreuses espèces aquatiques et interfèrent avec certaines pêches commerciales et de subsistance.

Routes et barrages ouvrent la voie aux pressions humaines et perturbent gravement les milieux naturels.

Déforestation Amazonie
Menaces

Extraction illégale ou non durable des ressources naturelles

L’extraction de l’or et autres ressources minérales précieuses, l’exploitation de pétrole, la surexploitation des forêts ou encore la surpêche témoignent du pouvoir d’attraction des ressources naturelles de la région. Les procédés d’extraction minière conduisent à la déforestation, à l’érosion des sols ainsi qu’à la contamination de l’eau (matière en suspension, mercure, déchets). Sur de nombreux territoires d’Amazonie, l’exploitation illégale de l’or génère violence et pollution, au détriment des communautés locales.

L’orpaillage et l’exploitation intensive détruisent les forêts, polluent les eaux et menacent les communautés.

Coucher de soleil sur la forêt amazonienne, Guyane
Menaces

Dérèglement climatique

La hausse des températures et la diminution des précipitations sont à l’origine de sécheresses d’une ampleur historique (en 2005 et 2010, l’Amazone a subi les pires sécheresses des cent dernières années). Les longues sécheresses assèchent les cours d’eau, déciment les populations de poissons, flétrissent les cultures et provoquent des incendies de forêt. Cela peut provoquer des bouleversements importants dans la composition des écosystèmes et accélérer l'extinction d’espèces.

La forêt brûle, laissant derrière elle des paysages dévastés et une biodiversité en péril.

Amazonie en feu

Que fait le WWF en Amazonie ?

Le WWF œuvre en Amazonie depuis 40 ans et est l’un des précurseurs des programmes d'actions visant à protéger les forêts, les espèces et les personnes qui y vivent. Nous sommes associés aux collectivités, aux ONGs et aux partenaires locaux afin de trouver des solutions qui répondent aux exigences de développement durable et de protection de la nature.

En Amazonie, le WWF travaille avec les communautés locales, les ONG partenaires, les entreprises, les gouvernements, et veille à ce que la dégradation, la fragmentation des milieux forestiers ainsi que la dégradation des rivières soient minimisées au sein d’un écosystème amazonien qui a déjà perdu près de 20% de sa surface totale, du fait notamment des pressions du front agricole et pastoral mais aussi des impacts des secteurs forestiers et miniers.

Conscient des effets à venir du changement climatique, le WWF Brésil aide les agriculteurs à s’adapter et protéger leurs récoltes des sécheresses ainsi que des pluies importantes et s’assure que les populations paysannes pourront s’adapter à des températures chaque année plus élevées. Nous œuvrons, par ailleurs, pour la promotion d’une production de soja plus responsable au sein de la plateforme soja responsable “RTRS”.

Concernant le secteur forestier, le WWF Brésil s’est engagé depuis 2012 contre la réforme du code forestier fédéral dont les récents projets d'amendements risquent à nouveau de favoriser la déforestation. Le WWF France cherche à développer la certification FSC en Guyane. Le réseau WWF dans les Guyanes travaille à ce que les communautés minières artisanales abandonnent l’utilisation du mercure dans l’extraction de l’or et minimisent ainsi les impacts sur l’environnement et les communautés touchées par la contamination mercurielle.

Renforcer le réseau amazonien d’aires protégées tout en développant l’économie verte

150

A travers le programme ARPA (Aires Protégées de la Région Amazonienne), le WWF s’efforce de créer un réseau de parcs s’étendant sur 150 millions d’hectares de forêt. Face au défi colossal de protection de l’Amazonie, nous participons au développement de nombreux projets de terrain, en Colombie, Bolivie, Guyane, au Pérou et au Brésil.

Nos projets en lien avec l'Amazonie

Tout voir

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Grâce à votre soutien, nous avons déjà contribué au retour de nombreuses espèces. Ensemble, nous pouvons remporter d’autres victoires pour la nature.

Effet panda

Sur les traces des félins en territoire Wayana

Le projet des Gardiens du Maroni, soutenu par le WWF, porte ses fruits. Autour du village wayana de Taluen, en Guyane, les pièges photographiques ont d’ores et déjà immortalisé la présence de cinq des six félins présents en Amazonie! 

Pour aller plus loin

  • Tribune

    Appel pour l'Amazonie : notre patrimoine naturel pour un futur en or
    Cette tribune a été formulée par plusieurs organisations à la conférence Rio+20 sur l’exploitation aurifère.

    PDF | 0.38 MB
    26.02.2026

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