Le lac Tarapoto, un long chemin parcouru pour devenir site Ramsar
En janvier 2028, le complexe de zones humides du lac Tarapoto en Colombie intègre la liste de Ramsar, valorisant les actions de gestion durable menées par les associations dans la zone.
Ce trésor naturel fait face à des menaces dues à la surpêche, l’extraction de bois, le braconnage et le tourisme de masse. Cette inscription à la liste Ramsar crée une énorme opportunité de réduction des menaces à travers une meilleure gestion territoriale en collaboration avec les communautés locales.
Cette reconnaissance internationale des zones humides est le résultat de plus de 10 ans de travail conjoint entre le WWF Colombie, la fondation Omacha et le ministère de l’Environnement.
Le président colombien de l'époque, Juan Manuel Santos, avait déclaré : « Cette reconnaissance promeut la coopération internationale des projets de conservation de la biodiversité et contribue à protéger cet écosystème spécifique ainsi que toutes nos ressources naturelles. Nos zones humides sont parmi les environnements les plus productifs au monde. Notre objectif est d’inscrire au moins 5 écosystèmes supplémentaires en tant que sites Ramsar et que 30 millions d’hectares soient déclarés comme zones protégées, d’ici la fin de mon mandat. »
Mary Lou Higgins, à la direction du WWF Colombie s'était quant à elle réjouit : « C’est une réussite globale importante pour la conservation des écosystèmes stratégiques d’eau douce. Il s’agit également d’une opportunité de préserver l’habitat critique d’espèces prioritaires, telles que le dauphin rose. Cet objectif fait partie intégrante du Programme Amazonie du Nord.»
L’inscription du Lac Tarapoto à la liste Ramsar est une opportunité de renforcer, protéger et conserver nos ressources naturelles, culturelles et sociales, tout en gardant à l’esprit que ce processus ouvre des portes à des financements de projet.