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Conflit Homme-Animal, apaiser les tensions pour partager un même habitat

La démographie humaine mondiale augmente. 
Pour satisfaire des besoins croissants en nourriture et en espace, 
l’humanité empiète chaque jour un peu plus sur les milieux naturels. 
Des hommes et des animaux vivant autrefois séparés sont désormais 
contraints de partager territoire et ressources dans un contexte de rivalité souvent intense.

Des conflits dramatiques pour les animaux et les hommes

Depuis les tigres tuant le bétail en Malaisie jusqu’aux loups attaquant des troupeaux en france, en passant par les éléphants piétinant les cultures au gabon, le conflit entre la nécessité de protéger les espèces et les activités humaines est universel et de plus en plus fort. 

Dans ces confrontations, des hommes perdent leurs sources de revenu ou de nourriture (récoltes, bétail…) et parfois même leur vie. En réaction, des animaux, dont certains sont déjà menacés ou en danger d’extinction, sont tués, par vengeance ou pour éviter de nouveaux dommages. Il s’agit aujourd’hui de l’une des principales menaces à la survie de nombreuses espèces animales.

Or, ces situations conflictuelles se multiplient. En Arctique par exemple, l’ours polaire, dont la survie dépend de la banquise, voit son habitat se réduire considérablement : les animaux s’approchent de plus en plus des terres habitées en quête de nourriture, ce qui augmente le risque de conflits avec l’homme.

Éléphants indésirables

12 000 plaintes

Le Gabon abrite 50% des éléphants de forêt que compte l'Afrique. Dans le pays, ce sont près de 12 000 plaintes pour destruction de cultures qui ont été enregistrées entre 2016 et 2021, démontrant l'urgence à co-construire des solutions de gestion des conflits homme-éléphant, qui garantissent à la fois que les moyens de subsistance et les vies des populations locales sont préservés mais également que la conservation de cette espèce d'éléphant, classée en danger critique d'extinction, est assurée. 

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Grâce à votre soutien, nous avons déjà contribué au retour de nombreuses espèces. Ensemble, nous pouvons remporter d’autres victoires pour la nature.

Des espèces emblématiques sont impactées

Le conflit homme-animal touche l’ensemble des espèces (insectes, oiseaux, mammifères, etc.), mais certaines sont particulièrement emblématiques. Sur le territoire national, par exemple, l’ours, le loup, le lynx ou encore la loutre pâtissent d’une mauvaise cohabitation avec les activités humaines. Bien que prédatrices, ces espèces sont surtout le plus souvent victimes de croyances erronées, et leur présence vécue comme un frein à l’exploitation du milieu naturel et à l’expansion économique.

Nous avons perdu les réflexes ancestraux qui permettent de cohabiter sereinement avec les grands carnivores. Ainsi, bien que la prédation des loups sur le bétail soit faible en Europe – les moutons sont bien plus souvent victimes de chiens – les éleveurs sont prompts à accuser les loups et à les tuer en représailles. Les touristes, sportifs et autres promeneurs, quant à eux, s’inquiètent autant de rencontrer un loup que les chiens de protection, comme des patous, qui parfois mal éduqués attaquent les marcheurs passant à proximité des troupeaux.

Sur l’ensemble des Pyrénées françaises, il y a ainsi moins d'une attaque d’ours par jour de transhumance, alors que 250 à 300 autres brebis meurent quotidiennement de chutes, maladies, parasitisme, foudre, prédation (autre que l’ours). En y intégrant également les pics individuels, le nombre de bêtes tuées par l’ours est toujours resté en deçà de 350 par an, soit moins de 1% de la mortalité globale (FIEP/ADET).

  • Un loup (Canis lupus) est assis par terre au milieu d'une forêt.
  • Lynx (Lynx lynx) marchant dans la neige dans le parc national Velka Fatra en Slovaquie

Partout dans le monde

Ailleurs, de nombreuses espèces (dont les grands félins et les grands singes) disparaissent au profit de l’agriculture qui, menée par de petits exploitants ou par les géants internationaux de l'agrobusiness, détruit leur habitat.

En Afrique et en Asie, l’éléphant est contraint de se déplacer sur des zones de plus en plus restreintes. Fréquemment attaqués par les pachydermes, les petits exploitants peuvent perdre la totalité de leurs cultures. Les grandes exploitations, quant à elles, y perdent des millions de dollars chaque année.
Les rencontres entre les hommes et les éléphants peuvent même mener au pire : plusieurs dizaines de personnes sont tuées par des éléphants chaque année dans le monde, par exemple au Sri Lanka, au Gabon, au Kenya ou encore au Zimbabwe. En plus de représailles parfois menées par les habitants eux-mêmes, les autorités de ces pays peuvent aussi déclencher des abattages administratifs, pouvant autoriser de tuer jusqu’à plusieurs centaines d’éléphants..

Ces abattages ne solutionnent pourtant pas le conflit, dont les causes sont multiples. Quelles que soient les espèces concernées, la recherche de solution est donc cruciale : en l’absence de réponse adaptée, les communautés exposées à ces conflits sont privées de ressources essentielles à leur subsistance, voire perdent des vies humaines, et le soutien local à la protection de ces espèces diminue. 

Nos projets

Effet panda

Faire la paix avec les lions

Vivre aux côtés d’un grand prédateur n’est jamais simple. Mais au Kenya, le WWF soutient un programme innovant qui mise sur la jeunesse pour protéger ces grands félins, tout en réduisant les conflits avec les habitants.  

Lionne et son petit (Panthera Leo)