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Chérine, un trésor de zone humide

Mettre en place des pratiques vertueuses dans le parc naturel de Chérine, pour permettre le retour de la végétation aquatique

Projet

En Brenne, pays aux mille étangs, le WWF accompagne depuis plus de 40 ans la réserve naturelle nationale de Chérine pour préserver et restaurer la biodiversité exceptionnelle qu'elle abrite.

Combinés ensemble, la pisciculture douce, les pâturages extensifs et la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, y permettent à la biodiversité de se développer.

Dans le cadre de ce projet, nous menons des travaux de restauration des étangs et de leurs abords, notamment en favorisant le retour et le développement de la végétation aquatique, ou en restaurant les prairies. Nous mesurons ensuite l’impact de nos actions via des opérations de suivi de la faune et de la flore locales : libellules, grenouilles, tritons, oiseaux, nénuphars, roseaux….

La gestion de la réserve naturelle Chérine associant éleveurs, chasseurs, et propriétaires riverains fait aujourd’hui figure de référence nationale.

 

50 % de zones humides

ont été détruites en France entre 1960 et 1990.

Une guifette moustac (Chlidonias hybrida) et son poussin dans la Réserve nationale naturelle de Chérine, France
Ecosystème vertueux

Les zones humides filtrent et fournissent de l’eau potable, régulent les crues, stockent le carbone, et nous aident à faire face aux sécheresses

La Guifette Moustac

C'est en Brenne que cet oiseau fait son nid : selon les années, de 20 à 25% de l’effectif national s’y reproduit. La réserve y participe largement puisque 200 à 400 couples y viennent chaque année, soit 40 à 55% des nicheurs de la Brenne.

2514 espèces animales

... et 559 espèces de plantes, dont 138 considérées comme remarquables.

La Brenne

Dans l'Indre, cette zone humide de 100 000 hectares et constituée de près de 4000 étangs, abrite la réserve naturelle nationale de Chérine.

Résutats

Suivi scientifique

Pour suivre l’impact de la gestion sur la faune et la flore, de nombreuses espèces font l’objet de suivi scientifiques rigoureux. On utilise par exemple la technique du baguage pour suivre d’une année à l’autre le retour des oiseaux migrateurs. 

Ces analyses sont vitales pour anticiper les bouleversements du changement climatique. Les plantes et les animaux du parc s’adapteront-ils ? Les étangs rempliront-ils toujours leur rôle de réservoir d’eau pour la faune et la flore ? Comment la gestion des étangs et des autres écosystèmes devra-t-elle évoluer ?

Grâce à des piégeages, du radio pistage et de suivis des pontes on obtient des informations essentielles à la préservations de l'espèce : structure des populations, taux de prédation, utilisation des domaines vitaux, causes de mortalité...

Cistude ou Tortue de Brenne (Emys orbicularis)
Résultats

Maintien de la biodiversité

Grâce notamment à l’appui du WWF, Chérine teste différents modes de gestion des étangs afin de rendre la protection des espèces les plus fragiles plus efficace et compatible avec la pisciculture. 

Les pratiques de la réserve ont montré, d’une part, que l’élevage extensif assure le maintien de la biodiversité dans les prairies. D’autre part, que la pisciculture douce favorise la présence d’une végétation aquatique abondante et variée susceptible d’accueillir une faune riche.

Nom latin : Chlidonias hybrida

Résultats

Sensibilisation

A terme, les impacts du changement climatique sur les espèces animales et végétales du site devraient être mieux connus et les 20 000 visiteurs annuels de la Réserve de Chérine mieux sensibilisés au caractère unique de cet espace et de ces espèces, ainsi qu’aux problématiques des changements globaux.

Dans le cadre de cette sensibilisation du grand public et des acteurs locaux, de nombreux moyens ont été mis en place : des visites libres et des animations ont été créées. Chérine offre désormais aussi aux amateurs de nombreux observatoires, d’où ils peuvent y photographier les oiseaux.

Vanneaux, hérons, bihoreaux, guifettes, aigrettes, cistudes... Chaque année, tout ce beau monde cohabite au cœur de la Brenne, dans une Réserve où s'entremêlent de nombreux milieux qui s’équilibrent entre eux et forment un écosystème naturel précieux. Passez le pas de la porte de Chérine et laissez-vous guider par une ornithologue de la réserve !

Ecouter l'épisode

 

Illustration de Paulie Heart pour l'épisode 5 de la saison 2 du podcast l'Effet Panda.
Résumé du projet
  • Superficie

    S’étendant sur plus de 390 hectares dans l’Indre, la Réserve naturelle nationale de Chérine est réputée pour sa faune et sa flore exceptionnelles.

  • Faune

    Vanneaux, hérons, bihoreaux, guifettes, aigrettes, cistudes...

  • Flore

    On recense près de 590 espèces de plantes supérieures sur la réserve. Parmi elles, 138 peuvent être considérées comme remarquables.

  • Date de début de projet

    Depuis 1987, nous soutenons la gestion de la réserve et en sommes l’un des propriétaires

  • Partenaires

    Partenaires techniques : l'association Chérine, le département de l’Indre et la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO).

  • Brenne
  • Cistude ou Tortue de Brenne (Emys orbicularis) - 2
  • Réserve naturelle de Brenne

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